Mardi 12 septembre 2004  
de Bruno Guglielminetti


Comment choisir le bon téléphone cellulaire ?

Tôt ou tard, un nombre grandissant de consommateurs succombent à l'achat d'un téléphone cellulaire. Avant de faire le saut, assurez-vous de bien analyser vos besoins. Voici quelques conseils pour vous guider dans votre réflexion.

Les fournisseurs de services cellulaires nous bombardent de publicités au petit écran, dans les journaux et dans la rue. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant de se sentir nu sans un téléphone. Et lorsqu'on est plus jeune, c'est pire: sans un cellulaire, on est parfois considéré comme un " looser " par ses pairs.

La dernière trouvaille des entreprises est le forfait cellulaire familial. Tant chez Bell que chez Rogers, Fido ou Telus, on fait maintenant la promotion d'une meilleure communication familiale. Leurs forfaits se valent, mais demandent d'abord une bonne analyse des besoins.

Selon le conseiller Nicolas Tremblay, de la Cabine téléphonique des Galeries d'Anjou, trois éléments sont primordiaux pour évaluer vos besoins: l'appareil, le forfait et la couverture. Cherche-t-on un appareil simple ou plus sophistiqué? Quand utilisera-t-on l'appareil, le jour, le soir, le week-end? Et combien de temps passera-t-on sur ce téléphone?

L'utilisation géographique

" Il est aussi très important de réfléchir à l'utilisation géographique de l'appareil. Est-ce que le téléphone cellulaire servira en ville, en campagne ou à l'extérieur du pays? " demande M. Tremblay.

Par exemple, le service Fido est excellent en zone urbaine, mais médiocre ou inexistant à l'extérieur des grands centres urbains du pays. Ce fournisseur offre donc un réseau pratique pour ceux qui passent le plus clair de leur temps en ville ou en banlieue.

De son côté, Rogers a son réseau pancanadien avec une bonne présence un peu partout. Dans le cas de Bell et Telus, qui ont signé un accord de collaboration, l'un et l'autre profitent aujourd'hui du réseau du concurrent. Cet accord permet à Bell d'être présent dans l'est du Québec et à Telus d'être présent jusque dans certaines stations du métro de Montréal. " Il n'y a pas de solution simple ou de meilleur fournisseur. Tout dépend des besoins du consommateur ", dit Nicolas Tremblay.

Mais le facteur qui est souvent le plus important pour les consommateurs, c'est encore l'appareil lui-même. Quel genre de téléphone pourrait répondre à vos besoins?

D'abord, il faut savoir que la majorité des modèles de base aujourd'hui nous arrive avec la messagerie texte (SMS). Une multitude d'autres options sont aussi disponible: l'accès à Internet, l'envoi et la réception de courriels, l'écoute de fichiers musicaux MP3, la prise de photos, la possibilité de tenir un agenda, etc.

De nos jours, il ne se passe pas un mois sans qu'un des grands fournisseurs cellulaires du pays lance sur le marché un nouvel appareil. Un appareil généralement plus petit, plus léger, plus complet et surtout plus désirable que le précédent.

Brancher le cellulaire sur l'ordinateur

Mais alors, s'ils sont tous plus beaux les uns que les autres, quels sont les qualités d'un bon cellulaire? Selon Éric Bernatchez, l'éditeur d'un site de référence américain dans le domaine, " un bon téléphone s'évalue aujourd'hui par la technologie employée pour le brancher à un ordinateur, soit par infrarouge ou Bluetooth. Car plusieurs ne le font pas encore ".

Le branchement entre l'ordinateur et le cellulaire permet la synchronisation du carnet d'adresses, de l'agenda ou des notes importantes. Éric Bernatchez ajoute " qu'il faut également évaluer un téléphone par la durée de vie des piles ", le nombre d'heures ou de jours d'autonomie étant un facteur important pour les gens qui utilisent fréquemment leur cellulaire. Deux autres facteurs sont à surveiller selon l'expert: la qualité sonore et la simplicité des menus.

L'éditeur du site cellphones.about.com ajoute qu'il faudra surveiller l'évolution du marché des phototéléphones avec ces appareils aux mégapixels qui vont voler la vedette. D'ici peu, on verra aussi de plus en plus de téléphones capables de passer du réseau de téléphonie cellulaire traditionnel au réseau Internet (IP), un passage qui réduira les coûts d'utilisation.

Attention, si vous faites l'acquisition d'un phototéléphone, sachez que de plus en plus d'endroits réglemente l'utilisation de ce type de téléphone, comme c'est le cas de certains pays européens et asiatiques. Chez nous, plusieurs centres sportifs interdisent déjà l'utilisation de tels appareils dans leur vestiaire et aires d'entraînement, protection de la vie privée oblige.

Autre considération: la qualité des photos de ces appareils n'est pas comparable aux appareils photo numériques offerts sur le marché. La qualité serait plutôt comparable à celle d'un appareil de 126 mm ou au mieux, de 110 mm.

Par ailleurs, il est toujours conseillé de magasiner les appareils et les forfaits dans une boutique spécialisée, plutôt qu'au comptoir d'un des quatre grands fournisseurs de services cellulaires. La boutique spécialisée vous permettra de comparer les quatre fournisseurs et de trouver plus rapidement le forfait qui convient à votre budget et à vos besoins. Une fois abonné à l'un des fournisseurs, vous pourrez toujours vous rendre à ses boutiques pour y trouver les accessoires ou les nouveaux appareils disponibles.

Un cellulaire gratuit?

Doit-on se méfier des cellulaires offerts gratuitement lors des promotions? La réponse est non. Dans la plupart des cas, ces appareils ont été très populaires à une autre époque, mais le temps passe et les nouveaux modèles se bousculent sur les étagères. Les fournisseurs doivent ainsi liquider à perte leur inventaire pour offrir à fort prix les nouveaux appareils plus performants. Méfiez-vous cependant des contrats à long terme. Selon Me Jannic Desforges, d'Option consommateurs, ces contrats sont abusifs. " De sérieuses pénalités sont attachées à la résiliation de tels contrats. Le fournisseur calcule généralement un montant fixe par mois restant, ce qui peut signifier jusqu'à 600 $ pour mettre fin à un contrat. "

Le problème est si important que l'Office de la protection du consommateur (OPC) a demandé à Option onsommateurs de faire une étude sur le sujet. L'an dernier, l'OPC a reçu plus de 12 830 demandes d'informations au sujet des télécommunications et du nombre, la grande majorité touchait le cellulaire. La preuve qu'il faut être vigilant.

 

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